Coalition for the International Criminal Court
CICCCoalitionCoalitionCoalitionDocumentsCoalition
In Situ Banner

11 août 2009

CPI : Quelques remarques sur la représentation légale commune des victimes dans l’affaire Katanga/Ngudjolo

Par Geraldine Devries

Le 22 juillet 2009, la Chambre de première instance II de la CPI a délimité les modalités de la représentation légale commune des victimes dans l’affaire Katanga/Ngudjolo. La Chambre a divisé les victimes en un premier groupe pour toutes les victimes sauf les enfants soldats, et un deuxième constitué de ces derniers. Les juges ont décidé que les victimes seraient représentées par un seul représentant légal commun (qui choisira un assistant) sauf les enfants soldats qui désigneront un conseil séparé.

Les juges ont précisé que si des divergences surgissaient entre les instructions des victimes, le conseil représenterait les positions divergentes de manière équitable, mais qu’en cas de conflit d’intérêt, la Chambre prendrait les mesures nécessaires. La Chambre pourrait notamment nommer le Bureau du Conseil Public pour les Victimes (BCPV) pour représenter l’un des groupes de victimes en conflit. Enfin, le Greffe a reçu l’ordre de proposer une structure d’assistance, en coordination avec le représentant légal commun, afin qu’il puisse remplir efficacement ses fonctions.

Ce système de représentation légale commune est distinct de celui établi dans l’affaire Thomas Lubanga. Les faits et la situation des victimes dans ces deux affaires étant différents, il est compréhensible que les juges n’aient pas calqué le système de représentation de l’affaire Lubanga. Cependant, le système adopté par les Juges est très restreint et certains problèmes pratiques pourraient se poser lors de sa mise en œuvre. On peut également espérer que certains aspects de la solution retenue, étant adaptée aux spécificités de l’affaire et pouvant générer certaines préoccupations, ne sera pas interprétée comme constituant un précédent général.
Lire Plus…

  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • TwitThis
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • MySpace
  • Reddit
  • Envoyez cette page à un ami par courriel!
  • Imprimez cet article!

4 août 2009

Lueurs d’espoirs pour les Victimes à l’approche du procès Katanga/ Ngudjolo Chui

Par In Situ

Crédit: ICC-CPI

Crédit: ICC-CPI

Le 31 Juillet 2009, la Chambre de Première Instance II de la Cour Pénale Internationale (CPI) a accordé le statut de victimes à 288 des 345 demandes de participation en cours de traitement dans l’affaire Katanga/ Ngudjolo Chui. 5 demandes ont été rejetées. Une personne a fait 4 applications et le statut de victime lui a été accordé. La Chambre a aussi demandé des informations supplémentaires pour 40 demandes incomplètes avant le 24 août 2009.

Dans sa décision, la Chambre a fait application des dispositions de la règle 85-a et b du Règlement ainsi que des critères définis par la Chambre d’appel à savoir: i) que le demandeur doit être une personne physique ou morale; ii) qu’il doit avoir subi un préjudice; iii) que le crime ayant causé le préjudice relève de la compétence de la Cour et figure dans la décision sur la confirmation des charges ; et iv) qu’il doit exister un lien de causalité entre le préjudice et le crime.

Les motifs de la décision seront exposés ultérieurement, dans une décision comportant une annexe présentant pour chaque demande l’analyse de la Chambre.

Le procès dans l’affaire Katanga/ Ngudjolo Chui devrait s’ouvrir le 24 septembre 2009.

La décision est disponible sur le site de la CPI.

  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • TwitThis
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • MySpace
  • Reddit
  • Envoyez cette page à un ami par courriel!
  • Imprimez cet article!

4 août 2009

Soudan : Pourquoi les états africains doivent coopérer avec la CPI

Par NdiemeDIENG

Depuis 2003, le Darfour est le théâtre d’horreurs commis sous les ordres du président El Béchir par les milices Janjawids et les forces armées. Qualifiant les massacres de “heurts intertribaux” ou “d’actions menées par des milices autonomes criminelles » et prétextant une “stratégie de lutte contre l’insurrection” le président El Béchir a de cette manière légitimé l’action de ses milices contre des populations civiles. C’est ainsi qu’en l’espace de quelques années le conflit au Darfour a fait, selon les Nations Unies, au moins 300.000 morts et plus de deux millions de réfugiés et déplacés. Ces exactions vivement dénoncées par la communauté internationale ont été qualifiées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale qui a émis un mandat d’arrêt contre Omar El Béchir.

Si le mandat d’arrêt international lancé par la CPI le 4 Mars 2009 contre Omar El Béchir a été accueilli par tous les défenseurs des droits humains comme un pas en avant dans la lutte contre l’impunité, il n’en demeure pas moins que la position de l’Union Africaine et de certains chefs d’Etat qui refusent de collaborer est scandaleuse.

L’Union Africaine soutient le Soudan qui conteste la validité du mandat d’arrêt délivré contre Béshir en invoquant l’immunité liée à sa qualité de chef d’Etat en violation flagrante de l’article 27 du Statut de Rome pourtant ratifié par 30 Etats membres de cette organisation. La décision de non coopération de Syrte guidée par des considérations politiques semble donc inconciliable avec l’obligation de coopérer découlant du Statut de Rome. L’Union Africaine et ses Etats membres auraient du être les premiers à intervenir et à coopérer afin de rendre la justice d’autant plus que ces événements tragiques se déroulent sur notre continent. C’est d’ailleurs en ce sens que le Botswana, l’Ouganda et l’Afrique du Sud ont déjà montré la voie en réaffirmant leur engagement à coopérer avec la Cour. Le mutisme bruyant des autres Etats ne peut plus durer. La justice et les droits humains doivent primer sur toute solidarité envers Bashir et ses co-accusés.

D’autre part, le fait que le Soudan ne soit pas partie au Statut de Rome n’écarte nullement la compétence de la CPI puisque les articles 12 alinéa 3 et 13 alinéa b disposent que « la Cour peut exercer sa compétence a l’égard des crimes visés a l’article 5 conformément aux dispositions du présent statut si une situation dans laquelle un ou plusieurs de ces crimes paraissent avoir été commis est déférée par le conseil de sécurité agissant en vertu du chapitre 7 de la charte des nations unies ».

Le statut de Rome reconnaît donc au Conseil de sécurité la possibilité de déférer un cas devant la CPI et tous les Etats membres de l’ONU sont obligés de coopérer pour l’exécution des mandats d’arrêt qui peuvent en résulter. L’argument selon lequel le mandat d’arrêt contre Béshir va déstabiliser le pays et aggraver la situation au Darfour est battu en brèche par la réalité sur le terrain. Tous les rapports prouvent en effet que les assassinats, viols et destructions de villages et de biens ont diminué au Darfour depuis mars 2009. La justice et la recherche de la paix peuvent donc aller de pair et se renforcer mutuellement.

Aussi, s’il est vrai que l’essentiel des cas sur lesquels la CPI travaille ont rapport avec l’Afrique, ces cas ont été à l’exception du Darfour déférés par les Etats africains eux-mêmes : la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo et l’Ouganda. En effet, comparée aux autres continents, l’Afrique a connu au cours des deux dernières décennies les conflits les plus graves caractérisés par des violations massives des droits humains et du droit international humanitaire.

La majorité des Etats africains ont décidé que ces crimes ne devaient pas restés impunis et que la CPI pouvait contribuer à cette lutte contre l’impunité en ratifiant le Statut de Rome. Pour être crédibles, ils doivent prouver à leur peuple et au reste du monde que leur volonté de lutter contre l’impunité n’est pas sélective et que toute personne accusée de crimes relevant du droit international devra répondre devant la justice, qu’elle soit chef d’Etat ou chef de milice.

Ndiémé DIENG est une étudiante en droit à l’Université Lille 2, France et stagiaire à la Section Sénégalaise d’Amnesty International.

  • Digg
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • TwitThis
  • StumbleUpon
  • Technorati
  • MySpace
  • Reddit
  • Envoyez cette page à un ami par courriel!
  • Imprimez cet article!
microsoft windows xp professional sp2 retail . microsoft windows xp professional x32 microsoft windows xp professional resource download Microsoft Windows XP Professional SP3 microsoft windows xp professional examination tips microsoft windows xp professional edition corporate . cheap microsoft windows xp professional microsoft windows xp professional lowest price . microsoft works 6.0 windows xp professional microsoft windows xp professional . microsoft windows xp professional upgrade uk