Lucille Mazangue est avocate et activiste des droits de l’homme pour l’Association des Femmes Juristes en République centrafricaine (RCA)
17 juillet 1998-17 avril 2009: jour pour jour il y a 11 ans, la CPI est créée lors d’une conférence tenue à Rome en Italie par 120 États pour juger les personnes déclarées coupables des crimes les plus graves notamment les crimes de guerre, crimes génocidaires, crime contre l’humanité et crimes d’agression; et pour qu’à l’avenir, de telles violations ne restent plus impunies.
Pour mémoire, la Centrafrique est rentrée dans la légende de cette institution dans un contexte de spirales de crises militaro-politiques à relents ethniques lors des événements douloureux d’octobre 2002 à mars 2003 perpétrés par les rebelles du MLC (Mouvement de Libération du Congo) sous le Président et Commandant en Chef de M. Jean-Pierre Bemba Gombo en renfort au régime de Bangui menacé de déstabilisation.
Le 15 juin 2009, la CPI a confirmé les charges des crimes de guerre et crime contre l’humanité à l’endroit de M. J.P Bemba, envoyant son affaire en procès. La Coalition centrafricaine pour la Cour pénale internationale créée en 2006 a été l’un des acteurs remarquables de ce processus dont le dénouement s’avère heureux.
Mais aujourd’hui, nous estimons qu’au vu du bouleversement de la société internationale avec pour corollaire la résurgence des spirales de crises parfois transfrontalières, le soutien inconditionnel des États et des organisations de la société civile à la CPI reste et demeure un défi majeur de tous les temps pour sanctionner les seigneurs de guerres et de garantir les droits humains, gâge d’un développement durable de l’humanité.



















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